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domenica 4 maggio 2014

Connaissez-vous Baudelaire?

Mes chers élèves, je crois que je finirai jamais de le découvrir. Aujourd'hui, je me permets de vous en parler ou, pour mieux dire, de le laisser parler. Si vous aimez la poésie, ses mots risquent de vous entraîner loin, tout comme la musique.


On ne peut oublier le temps qu'en s'en servant.         
Mon cœur mis à nu (1864)
 

Le génie n'est que l'enfance retrouvée à volonté (...)
Le peintre de la vie moderne (1863)
 

On n'est jamais excusable d'être méchant, mais il y a quelque mérite à savoir qu'on l'est; et le plus irréparable des vices est de faire le mal par bêtise. 
Le spleen de Paris (1862)
 

Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or.
Ébauche d’un épilogue pour la 2e édition, Les Fleurs du Mal (1861)


"C'est à la fois par la poésie et à travers la poésie, par et à travers la musique, que l'âme entrevoit les splendeurs situées derrière le tombeau; et, quand un poème exquis amène les larmes au bord des yeux, ces larmes ne sont pas la preuve d'un excès de jouissance, elles sont bien plutôt le témoignage d'une mélancolie irritée, d'une postulation des nerfs, d'une nature exilée dans l'imparfait et qui voudrait s'emparer immédiatement, sur cette terre même, d'un paradis révélé."
Notes nouvelles sur Edgar Poe

Ce qui est créé par l’esprit est plus vivant que la matière.
Fusées (1867)

 

 

 

martedì 18 febbraio 2014

Le Réalisme - Honoré de Balzac et la Comédie humaine



"Tous ses livres ne forment qu'un livre, livre vivant, lumineux, profond, où l'on voit aller et venir et marcher et se mouvoir, avec je ne sais quoi d'effaré et de terrible mêlé au réel, toute notre civilisation contemporaine ; livre merveilleux que le poète a intitulé Comédie et qu'il aurait pu intituler Histoire, qui prend toutes les formes et tous les styles. Livre qui est l'observation et l'imagination". Victor Hugo, hommage prononcé sur la tombe de Balzac.

Avant-propos de la Comédie humaine

L'idée première de la Comédie humaine fut d'abord chez moi comme un rêve, comme un de ces projets impossibles que l'on caresse et qu'on laisse s'envoler; une chimère qui sourit, qui montre son visage de femme et qui déploie aussitôt ses ailes en remontant dans un ciel fantastique. (...) Cette idée vint d'une comparaison entre l'Humanité et l'Animalité. (...)
(...) La Société ne fait-elle pas de l'homme, suivant les milieux où son action se déploie, autant d'hommes différents qu'il y a de variétés en zoologie? Les différences entre un soldat, un ouvrier, un administrateur, un avocat, un oisif, un savant, un homme d'état, un commerçant, un marin, un poète, un pauvre, un prêtre, sont, quoique plus difficiles à saisir, aussi considérables que celles qui distinguent le loup, le lion, l'âne, le corbeau, le requin, le veau marin, la brebis, etc. Il a donc existé, il existera donc de tout temps des Espèces Sociales comme il y a des Espèces Zoologiques. 
(...) Enfin, entre les animaux, il y a peu de drames, la confusion ne s'y met guère; ils courent sus les uns aux autres, voilà tout. Les hommes courent bien aussi les uns sur les autres; mais leur plus ou moins d'intelligence rend le combat autrement compliqué. 
(...) En dressant l'inventaire des vices et des vertus, en rassemblant les principaux faits des passions, en peignant les caractères, en choisissant les événements principaux de la Société, en composant des types par la réunion des traits de plusieurs caractères homogènes, peut-être pouvais-je arriver à écrire l'histoire oubliée par tant d'historiens, celle des moeurs. (...)
Ce travail n'était rien encore. (...) Ainsi dépeinte, la Société devait porter avec elle la raison de son mouvement. (...)
L’immensité d’un plan qui embrasse à la fois l’histoire et la critique de la Société, l’analyse de ses maux et la discussion de ses principes, m’autorise, je crois, à donner à mon ouvrage le titre sous lequel il parait aujourd’hui : La Comédie humaine. Est-ce ambitieux ? N’est-ce que juste ? C’est ce que, l’ouvrage terminé, le public décidera.

Paris, juillet 1842

Balzac et la puissance de l'argent

domenica 6 ottobre 2013

lunedì 10 giugno 2013

Poésie pour la Vie...Un voyage en vers

De merveilleux poèmes et des vidéos qui vous permettront de voyager au fil du temps et des vers. Il suffit de passer sur l'image animée et de partir à l'écoute!





mercoledì 6 marzo 2013

Molière, le génie du théâtre - vie et oeuvres

"LES PERSONNAGES DE MOLIÈRE SONT FONCIÈREMENT HUMAINS ET ON RENCONTRE ENCORE LES MÊMES DE NOS JOURS."

Michel Galabru, fan de Molière


Le roi danse - Extrait Molière




Le Misanthrope  - Résumé                                                  adapté de Wikipedia.fr


Affligé par la frivolité de la société, Alceste dénonce l'hypocrisie, la couardise et la compromission. Il prétend se comporter sans hypocrisie et revendique un idéal d’honnêteté et de transparence des coeurs. Il affirme son intransigeance face au pouvoir et à ses compromissions. Toutefois, son indignation et sa souffrance sont telles, que parfois il aurait envie de quitter le monde des hommes. Mais il est aussi très amoureux de la belle Célimène. Celle-ci, qui médit à loisir de ses semblables, est entourée de nombreux prétendants. Même si elle semble manifester une préférence pour Alceste, elle continue de donner espoir aux autres. Or Alceste prétend à un amour exclusif, qui changerait la dame. Ce couple pétri de contradictions ne résistera pas et cela ne permettra pas à Alceste de se réconcilier avec le monde. Dans cette pièce, Molière critique les mœurs de la cour et dénonce l'hypocrisie qui règne dans cette société du paraître où il faut se montrer sous son meilleur jour, être accepté par le plus de gens possible, briller aux premiers rangs et où les comportements frisent parfois le ridicule.



Alceste et Philinte sont amis: cependant Alceste refuse ce mot car il reproche à son ami Philinte de se livrer à la flatterie. Alceste refuse l’hypocrisie dans l’amitié et il s’en prend aux conventions du XVIIème siècle (l’hypocrisie est un jeu pour les courtisans, mais pas pour Alceste; pour lui, l’amitié touche à la sincérité). Alceste condamne les conventions de la société mondaine et refusant l’esprit de conciliation invoqué par Philinte, il déclare tous les hommes haïssables.



émission radio sur le Misanthrope (du début jusqu'à 8.00)
Pub du spectacle le Misanthrope
Le monologue - Gérard Philippe


Dans ce monologue, qui est une sorte de dénonciation morale de l'humanité, Alceste expose les fondements de sa haine pour le genre humain, principalement l'hypocrisie sociale. 

PHILINTE
Tous les pauvres mortels, sans nulle exception,
Seront enveloppés dans cette aversion ?
Encor, en est-il bien, dans le siècle où nous sommes...

ALCESTE
Non, elle est générale, et je hais tous les hommes :
Les uns, parce qu'ils sont méchants, et malfaisants ;
Et les autres, pour être aux méchants, complaisants,
Et n'avoir pas, pour eux, ces haines vigoureuses
Que doit donner le vice aux âmes vertueuses.
De cette complaisance, on voit l'injuste excès,
Pour le franc scélérat avec qui j'ai procès ;
Au travers de son masque, on voit à plein le traître,
Partout, il est connu pour tout ce qu'il peut être ;
Et ses roulements d'yeux, et son ton radouci,
N'imposent qu'à des gens qui ne sont point d'ici.
On sait que ce pied plat, digne qu'on le confonde,
Par de sales emplois, s'est poussé dans le monde :
Et, que, par eux, son sort, de splendeur revêtu,
Fait gronder le mérite, et rougir la vertu.
Quelques titres honteux qu'en tous lieux on lui donne,
Son misérable honneur ne voit, pour lui, personne :
Nommez-le fourbe, infâme, et scélérat maudit,
Tout le monde en convient, et nul n'y contredit.
Cependant, sa grimace est, partout, bienvenue,
On l'accueille, on lui rit ; partout, il s'insinue ;
Et s'il est, par la brigue, un rang à disputer,
Sur le plus honnête homme, on le voit l'emporter.
Têtebleu, ce me sont de mortelles blessures,
De voir qu'avec le vice on garde des mesures ;
Et, parfois, il me prend des mouvements soudains,
De fuir, dans un désert, l'approche des humains.

No, non c'è nessuno, odio gli uomini tutti:
Gli uni perché malvagi e capaci di cattive azioni;
E gli altri perché con i malvagi si mostrano compiacenti,
E non manifestano per essi quell'odio vigoroso
che il male deve sempre destare negli onesti.
Di questa compiacenza si vede l'ingiusto eccesso 
nei confronti di quello scellerato con cui io sono in causa.
Sotto la maschera si scorge l'imbroglione.
Uno che dovunque è conosciuto per ciò di cui sa essere capace.
E i suoi sguardi sdolcinati, quel suo tono mellifluo,
Convincono soltanto chi è nato in altri luoghi.
Si sa che quel cialtrone, che merita la gogna,
Si è fatto strada facendo affari sporchi,
E che adesso vive nel lusso da gran signore
facendo diventare di brace chi ha uno straccio d'onore
(Al merito fa torto e la virtù arrossire.)
Gli si danno ovunque titoli vergognosi,
E nessuno in lui vede una briciola d'onore;
Gli puoi dare del furbo, del ladro, dell'infame,
Tutti sono d'accordo, nessuno lo difende;
Eppure la sua smorfia è bene accolta dappertutto,
Lo si accoglie, riceve sorrisi, s'insinua in ogni dove,
E se c'è da brigare per avere qualcosa
Ti accorgi che ha la meglio su ogni galantuomo.
Accidenti! per me è davvero come ricevere una coltellata
Vedere che si fanno le moine all'infamia,
Ed è per questo che à volte mi viene una smania improvvisa
Di fuggire in un deserto ogni contatto umano.





L'AVARE - Résumé

L'action de "L'Avare" se passe à Paris, dans la maison d'Harpagon, un riche bourgeois veuf et père de deux enfants, Cléante et Elise. Harpagon est connu par son avarice au point que son valet dit de lui :"Donner est un mot pour qui il a tant d'aversion, qu'il ne dit jamais : Je vous donne mais je vous prête le bonjour". 

Elise est amoureuse de Valère, gentilhomme napolitain qui s'introduit chez Harpagon en qualité d'intendant. Cléante aime Mariane, une jeune fille pauvre. Mais leur père Harpagon a d'autres projets. Il a l'intention d'épouser Mariane, de marier Elise avec Anselme, un vieillard riche, et de donner pour femme à Cléante, une veuve de sa connaissance. Cléante et Mariane demandent à Frosine (femme d'intrigue) de les aider pour convaincre Harpagon à renoncer à son projet. Frosine veut faire rencontrer à l'avare une riche veuve. Harpagon apprend que son fils est amoureux de Mariane et lui a fait la cour. Ainsi, il déshérite son fils, le chasse et le maudit. 


Le valet dérobe la cassette d'Harpagon contenant dix mille écus d'or. Harpagon découvre le vol qui le rend fou. Il est assoiffé de vengeance. L'arrivée du seigneur Anselme, un aristocrate napolitain, clarifie la situation.  On découvre alors que le seigneur Anselme est le père de Valère et Mariane, laissés jadis pour mort à la suite d'un naufrage. Tout est bien ce qui finit bien: un double mariage va unir Valère à Elise et Cléante à Mariane. Harpagon retrouve sa cassette avec grand bonheur. Le seigneur Anselme prendra à sa charge les frais de la cérémonie et les besoins des deux ménages.

L'Avare - Monologue Harpagon - sous-titres
L'Avare - Monologue Harpagon - La Comédie française
L'Avare - Monologue Harpagon - Bertrand Tholance
L'Avare - Monologue Harpagon
Michel Bouquet parle de Molière - L'avare 00.39 - 01.20

Approfondissements

Tartuffe enfin démasqué
Le malade imaginaire - La Comédie française, 2001
Le malade imaginaire - La Comédie française, 2001 - 2

Il Misantropo (regia Massimo Castri)
Il Misantropo (Italiano, Mariano Rigillo)
Reportage sur Molière (!4.20 - 21.00)