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giovedì 6 febbraio 2014

Eugène Delacroix - La Liberté guidant le peuple


Dans ce tableau, Delacroix peint les journées révolutionnaires de 1830. Il célèbre le combat des jeunes de son époque pour la liberté. Par son aspect allégorique et sa portée politique, cette image a été fréquemment choisie comme symbole de la République française ou de la démocratie.



Description
La scène se passe à Paris, comme l'indiquent les tours de la cathédrale Notre-Dame qui émergent des fumées du dernier plan. Une foule franchit une barricade.
Au premier plan, associés aux matériaux qui forment cette barricade, les corps de soldats morts apparaissent tordus et désarticulés. L'un gît nu. Un ouvrier ou un paysan blessé, foulard noué sur la tête, émerge des décombres, le corps et le regard tendus vers une femme du peuple, coiffée d'un bonnet phrygien. Celle-ci est représentée debout et occupe une place importante: le drapeau tricolore qu'elle brandit occupe l'axe médiane de la toile. On distingue d'autres personnages près de la barricade : deux enfants des rues - l'un coiffé d'un béret brandissant des pistolets, la bouche ouverte sur un cri, l'autre coiffé d'un bonnet de police - un bourgeois ou un étudiant à haut-de-forme, les genoux sur la barricade et un ouvrier. Les principaux protagonistes s'inscrivent dans un triangle dont le sommet est le drapeau. Les couleurs dominantes sont le bleu, le blanc et le rouge qui émergent des gris et marrons. La lumière semble provenir de l'arrière-plan et la femme s'avance vers nous en contre-jour. 

Analyse
Quand Delacroix peint La Liberté guidant le peuple, il est reconnu comme le chef de file de l'école romantique française. En effet, il rejette l'idéal classique et l'art académique de son temps. L'œuvre n'est plus une « peinture d'histoire », c'est-à-dire que 'artiste ne raconte pas un événement passé: il traduit en image les événements révolutionnaires dont il est contemporain: en effet, le sujet du tableau est une barricade. 
La Liberté est inspirée autant de la sculpture antique (drapé, pieds nus) que des représentations de la femme du peuple à la lourde musculature. Elle évoque aussi les allégories de la Liberté et de la République qui voient le jour après 1789. Elle est à la fois une idée et une personne réelle. En effet, curieusement, cette figure allégorique se mêle aux hommes, participe directement aux combats et rassemble la bourgeoisie et le peuple qui est représenté comme l'élément actif de la révolution. La scène a probablement inspiré à Victor Hugo la barricade des Misérables et le personnage de Gavroche. On remarquera que le garçon porte en bandoulière une sacoche de munitions, tout comme Gavroche qui vole les cartouches pour les "résistants" de la barricade avant de se faire tuer. 


Pour en savoir plus... L'analyse du tableau

venerdì 17 gennaio 2014

Géricault - Le Radeau de la Méduse, un manifeste du Romantisme

Théodore Géricault (1791-1827)

Dans la vidéo qui suit on ira au musée du Louvre pour écouter un conférencier qui retrace l'origine et le contexte historique de ce magnifique tableau .


Textes adaptés de: histoire par l'image par Malika DORBANI-BOUABDELLAH

Le contexte historique    
En 1816 la monarchie vient d'être restaurée. Une flotte royale est envoyée au Sénégal pour reprendre possession de la colonie restituée à la France par l'Angleterre. Le capitaine de la frégate La Méduse, un royaliste de retour d'exil, n'a pas navigué pendant plus de vingt ans. La Méduse fait naufrage sur un banc de sable au large des côtes africaines, le 2 juillet 1816. Les canots de sauvetage ne suffisent pas à embarquer les 400 passagers. Une partie de l'équipage (150 personnes) abandonnée à son sort par le capitaine, se réfugie sur un radeau de fortune tiré par les canots de sauvetage. Toutefois, les amarres se rompent et le radeau part à la dérive: les naufragés meurent noyés ou, pris de désespoir, ayant pour toute nourriture quelques kilos de biscuits, ils en arrivent à manger les cadavres. Quand 12 jours plus tard, le 17 juillet 1816, le brick l'Argus vient les secourir, seuls dix hommes pourront être réanimés. 

La France est horrifiée. Géricault rencontre les rescapés, accusés par la presse royaliste d'anthropophagie. Il décide de défendre leur cause et de représenter une scène de ce fait divers émouvant et scandaleux: en effet, le capitaine incompétent avait été nommé en vertu de son attachement à la monarchie. L’oeuvre de Géricault représente le moment où les survivants de la frégate aperçoivent enfin un bateau. 



Pour en savoir plus, clique sur les liens ci-dessous:

L'analyse
A l'hôpital, Géricault étudie les visages des agonisants et les cadavres, cherchant la vérité de la souffrance. Le charpentier rescapé lui fait une petite réplique du radeau. Pour la mer et le ciel, il va au Havre.
Une harmonie sévère de tons sourds et un jeu de lumière subtil créent une atmosphère orageuse. Sur le radeau, les corps composent une large pyramide dont un Noir qui agite sa chemise forme le sommet. Les grandes lignes du tableau convergent vers ce point: mouvements, attitudes, mer. A l'ombre de la voile déchirée, près du mât, quelqu'un montre un point à l'horizon : c'est le brick salvateur. Un groupe se dresse, un autre se soulève ; les uns sont morts, d’autres agonisent. Géricault alterne corps vus en entier et à demi, nus ou voilés, têtes relevées ou baissées. La scène mouvementée reste académique: nus classiques, reliefs et contours précis. Le souci de la réalité historique et du détail vrai laisse place à la couleur suggestive. Les chairs ont la teinte blafarde de la mort (le bitume utilisé pour assombrir les tons menace aujourd'hui de manger toutes les couleurs).

Le travail de la composition chez Géricault est une référence aux maîtres classiques qui l'ont précédé. Les figures du tableau s'inscrivent dans trois pyramides distinctes. Le triangle s'inclinant à gauche sur l'axe du mât, englobe la quasi totalité de l'embarcation, à l'exception de la pointe de la pyramide de droite composée par les naufragés qui, portés par l'espoir, se dressent pour se faire repérer. Enfin, on remarque que celui qui a perdu tout espoir et qui porte le cadavre d'un homme sur ses genoux entre dans une pyramide plus petite, également inclinée sur la gauche. 
La double composition pyramidale est utilisée pour suggérer un effet dramatique. La partie droite, construite en pyramide oblique est lumineuse rend tangible l'espoir de la survie; la partie gauche couverte d'ombre présente le triomphe éminent de la mort.


Les interprétations 

Les libéraux opposés à la monarchie ont vu dans ce tableau le symbole de la dérive du peuple français gouverné par un roi réactionnaire. La critique a parlé d'une synthèse artistique du passé ou d'un manifeste réaliste. On y a vu également une œuvre symbolique sur le sens de la vie, la résistance farouche de la volonté humaine aux forces de la nature. 
Géricault s'est défendu de toutes ces interprétations, ne retenant que l'allégorie de l'horreur et l'acte courageux d'un citoyen, devant les souffrances humaines. Le choix de ce sujet d'histoire ouvre la voie au romantisme. 


giovedì 2 maggio 2013

Georges de La Tour - Lecture de tableaux exposés au Louvre

Sources: www.Louvre.fr, Encyclopédie Larousse, Fondation Berger

Illustre en son temps, puis complètement oublié, Georges de La Tour a retrouvé au XXe siècle la gloire qui lui revient dans l'histoire de la peinture française.

Voici une vidéo en italien qui vous aidera à mieux comprendre ce formidable artiste.



Évolution d'un style

On distingue les scènes diurnes et les scènes nocturnes. Les premières, baignées dans une lumière froide et claire, sont caractérisées par beaucoup de précision et de réalisme. 

La Diseuse de bonne aventure 
                                                                                            
           Les joueurs de cartes

Les secondes sont baignées dans une lumière artificielle afin d'exclure la couleur – une tache de rouge vif venant seule, d'ordinaire, animer la gamme des bruns.

        La Nativité

                                                           L'adoration des bergers

L'héritier spirituel du Caravage
Georges de La Tour fascine par sa rigueur géométrique et par son 'luminisme'. Le 'luminisme' caravagesque est une tendance picturale qui donne la première place aux effets de lumière et au clair-obscur. L'artiste emprunte ses thèmes au répertoire caravagesque (La Diseuse de bonne aventure; La Madeleine à la veilleuse). Dans beaucoup de ses tableaux, cet artiste décrit des événements sacrés transposés dans une ambiance simple et familière et saisis dans leur dimension physique et spirituelle grâce au rôle révélateur de la lumière. Celle-ci provient d'une source latérale extérieure ou intérieure au tableau en éclairant les éléments essentiels de la composition. 

Force et simplicité
Georges de La Tour ramène la peinture à l'étude de l'âme humaine. Pour cela, il exclut les anecdotes, les décors et les paysages. Dans aucun de ses tableaux Georges de La Tour n'emploie de fond. Quelques accessoires, tels qu'un livre, une table, suffisent à situer la scène. L'artiste transcende ainsi le quotidien et préfère l'immobilité, la méditation. Son univers est sans doute le plus dépouillé qu'on puisse voir chez un grand peintre. 

Les personnages de Georges de la Tour sont pour la plupart tirés du milieu paysan, mais ils perdent leur caractère pauvre pour un port aisé et digne. De plus, même les plus sacrés, restent à l'échelle humaine: les saints sont représentés comme des hommes qui ont les mêmes activités que nous. Leurs visages sont expressifs et calmes, leurs poses très traditionnelles. 

Couleurs et effets de lumière 
Dans toutes ses toiles, Georges de La Tour emploie en dominante le brun ou le roux. En regardant ses œuvres, on constate que les bruns, les ocres, les beiges, les combinaisons de roux et d'orange sont très harmonieux. 

Dans ses toiles nocturnes, La Tour fait intervenir le jeu de l'ombre et de la lumière. Cette présence fait vibrer la toile comme les sursauts d'une chandelle prête à s'éteindre. En plus, elle permet d'employer une nouvelle gamme de tons: les jaunes. Ce clair-obscur crée un "mystère du fond", de ce qui ne se voit pas et donne aux personnages et à la scène une allure de mystère.
Les flammes sont toujours hautes. Contrairement aux lois de la physique, Georges de La Tour n'éclaire que ce qu'il veut éclairer. L'éclairage des objets se fait par trois zones: clarté intense, transition entre les ténèbres et la lumière, puis nuit brune. Cela donne aux objets illuminés une forme géométrique. 


La Madeleine pénitente ou à la veilleuse




Cette huile sur toile est conservée au Musée du Louvre à Paris. Il s'agit d'une œuvre d'inspiration caravagesque qui représente Marie Madeleine pénitente. La pécheresse repentie apparaît fréquemment à partir du XVIIe siècle comme une image type de l’abandon du monde et de la pénitence. La scène présente la jeune femme assise, devant une table sur laquelle sont disposés des livres et un verre d’huile où brûle une mèche. 

Madeleine est pensive, le regard fixé sur la flamme qui éclaire son visage. Elle est pieds nus et tient de la main gauche son menton alors que sa main droite s'appuie sur un crâne, tourné vers le spectateur et luisant sous l’effet de la lumière. Marie Madeleine médite sur la fragilité de la vie, évoquée par le crâne, symbole de la vanité des choses terrestres, telle la beauté ainsi que par la petite flamme éphémère et tremblante. Madeleine a renoncé au luxe, à la beauté, à la séduction. La jeune femme découvre que seules les choses célestes sont éternelles. 



Une flamme, une figure de profil, un crâne de face, deux gros livres. Tout ceci est intégré dans un cercle fermé. La composition est ainsi articulée dans l'espace autour de la lampe à huile qui brûle devant des livres: elle constitue le point focal du tableau et symbolise le caractère éphémère de la vie terrestre.



Saint Joseph charpentier




Cette toile est composée de deux personnages: Joseph et Jésus, le père et le fils.

Joseph est représenté en simple charpentier (ce qu'il était d'ailleurs) penché sur son travail, alors que le Christ l’éclaire d’une bougie, dont la grande flamme irradie le visage. 

Joseph est vêtu d'une chemise blanche à manches retroussées et d'un tablier de cuir brun. Son visage est très beau: le front haut, les yeux encerclés par de petites rides, le regard rivé sur la flamme, sa bouche cachée par sa barbe. Jésus est assis, vêtu d'une tunique améthyste, serrée par un cordon rouge vif. Son visage très en lumière est encadré de cheveux qui tombent sur ses épaules. Par terre dans une sorte de petit tableau, gisent des ustensiles et des morceaux de bois. Leur disposition en croix préfigure le sacrifice du Christ. La couleur qui domine est le brun.



Malgré l'intensité de la flamme, il n'y a que le visage et le buste de Jésus, le front et les bras de Joseph qui soient éclairés. Le reste est noyé dans la pénombre. Là aussi on distingue le fameux cercle de rotation autour de la flamme. Ce cercle est très net: partant du visage de Jésus, point culminant de l'intensité, il descend le long de son bras, de son genou, suit l'outil de Joseph, remonte son bras pour aboutir à son front, tache de lumière que l'on peut considérer comme mystique. Par ce procédé, Georges de La Tour marque la présence de la divinité, dans une scène issue de la vie quotidienne et traitée avec réalisme. L’effet qui en résulte est d’une force visuelle marquante. Enfin, le peintre donne la mesure de son talent par des détails surprenants comme la main de l’enfant traversée par la lumière de la bougie.



L'impression de compréhension mutuelle entre Saint Joseph et Jésus est augmentée par la communion des regards, avivée par le haut de la flamme.

Le contraste entre le physique du vieillard au regard plein d’inquiétude et celui de l’enfant, met en valeur sa pureté. Ce contraste est accentué par la forte réflexion de la lumière sur le visage du Christ qui semble à son tour éclairer la pièce. 




Liens - Il Sole 24 ore
Vita oscura di un pittore della luce
E Dio si fece largo tra le tenebre

martedì 29 gennaio 2013

Découvrez l''exposition "Bohèmes" à Paris, au Grand Palais



Le Grand palais expose le mythe de la bohème sous toutes ses formes artistiques. A travers une quinzaine de thèmes et plus de 200 œuvres, de Léonard de Vinci à Picasso, le visiteur est pris par la main pour entrer dans le monde de ces vies de bohème(s).



Sur TV5, retrouvez le diaporama de cette magnifique exposition! 

martedì 22 gennaio 2013

René Laloux - Films d'animation

René Laloux est un dessinateur, peintre et sculpteur, mais aussi et surtout le réalisateur ou co-réalisateur de plusieurs films d'animation français renommés. 
En voici quelques-uns.

Les Dents du Singe (Laloux) 



La Prisonnière - René Laloux