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domenica 1 agosto 2021

Les constructions verbales


Verbes suivis directement de l'infinitif
rentrer
descendre
monter
retourner
aller
partir
sortir
venir
Verbes suivis de la préposition à devant l'infinitif
consister à
chercher à
forcer à
s'engager à
Verbes suivis de la préposition de devant l'infinitif
se dépêcher de
s’efforcer de
convaincre de
s’inspirer de
essayer de
faire exprès de
craindre de
obliger de
faire semblant de
dépendre de
être obligé de
tâcher de
s'agir de
(s’) arrêter de
continuer de


Constructions verbales - Verbes intransitifs
Constructions verbales - Verbes transitifs directs
Constructions verbales - Verbes transitifs indirects avec DE
Constructions verbales - Verbes transitifs indirects avec À
Constructions verbales - Verbes ditransitifs
Constructions verbales - Transitif direct ou indirect ? - Classer - ( Niveau 1 )


giovedì 2 maggio 2013

Georges de La Tour - Lecture de tableaux exposés au Louvre

Sources: www.Louvre.fr, Encyclopédie Larousse, Fondation Berger

Illustre en son temps, puis complètement oublié, Georges de La Tour a retrouvé au XXe siècle la gloire qui lui revient dans l'histoire de la peinture française.

Voici une vidéo en italien qui vous aidera à mieux comprendre ce formidable artiste.



Évolution d'un style

On distingue les scènes diurnes et les scènes nocturnes. Les premières, baignées dans une lumière froide et claire, sont caractérisées par beaucoup de précision et de réalisme. 

La Diseuse de bonne aventure 
                                                                                            
           Les joueurs de cartes

Les secondes sont baignées dans une lumière artificielle afin d'exclure la couleur – une tache de rouge vif venant seule, d'ordinaire, animer la gamme des bruns.

        La Nativité

                                                           L'adoration des bergers

L'héritier spirituel du Caravage
Georges de La Tour fascine par sa rigueur géométrique et par son 'luminisme'. Le 'luminisme' caravagesque est une tendance picturale qui donne la première place aux effets de lumière et au clair-obscur. L'artiste emprunte ses thèmes au répertoire caravagesque (La Diseuse de bonne aventure; La Madeleine à la veilleuse). Dans beaucoup de ses tableaux, cet artiste décrit des événements sacrés transposés dans une ambiance simple et familière et saisis dans leur dimension physique et spirituelle grâce au rôle révélateur de la lumière. Celle-ci provient d'une source latérale extérieure ou intérieure au tableau en éclairant les éléments essentiels de la composition. 

Force et simplicité
Georges de La Tour ramène la peinture à l'étude de l'âme humaine. Pour cela, il exclut les anecdotes, les décors et les paysages. Dans aucun de ses tableaux Georges de La Tour n'emploie de fond. Quelques accessoires, tels qu'un livre, une table, suffisent à situer la scène. L'artiste transcende ainsi le quotidien et préfère l'immobilité, la méditation. Son univers est sans doute le plus dépouillé qu'on puisse voir chez un grand peintre. 

Les personnages de Georges de la Tour sont pour la plupart tirés du milieu paysan, mais ils perdent leur caractère pauvre pour un port aisé et digne. De plus, même les plus sacrés, restent à l'échelle humaine: les saints sont représentés comme des hommes qui ont les mêmes activités que nous. Leurs visages sont expressifs et calmes, leurs poses très traditionnelles. 

Couleurs et effets de lumière 
Dans toutes ses toiles, Georges de La Tour emploie en dominante le brun ou le roux. En regardant ses œuvres, on constate que les bruns, les ocres, les beiges, les combinaisons de roux et d'orange sont très harmonieux. 

Dans ses toiles nocturnes, La Tour fait intervenir le jeu de l'ombre et de la lumière. Cette présence fait vibrer la toile comme les sursauts d'une chandelle prête à s'éteindre. En plus, elle permet d'employer une nouvelle gamme de tons: les jaunes. Ce clair-obscur crée un "mystère du fond", de ce qui ne se voit pas et donne aux personnages et à la scène une allure de mystère.
Les flammes sont toujours hautes. Contrairement aux lois de la physique, Georges de La Tour n'éclaire que ce qu'il veut éclairer. L'éclairage des objets se fait par trois zones: clarté intense, transition entre les ténèbres et la lumière, puis nuit brune. Cela donne aux objets illuminés une forme géométrique. 


La Madeleine pénitente ou à la veilleuse




Cette huile sur toile est conservée au Musée du Louvre à Paris. Il s'agit d'une œuvre d'inspiration caravagesque qui représente Marie Madeleine pénitente. La pécheresse repentie apparaît fréquemment à partir du XVIIe siècle comme une image type de l’abandon du monde et de la pénitence. La scène présente la jeune femme assise, devant une table sur laquelle sont disposés des livres et un verre d’huile où brûle une mèche. 

Madeleine est pensive, le regard fixé sur la flamme qui éclaire son visage. Elle est pieds nus et tient de la main gauche son menton alors que sa main droite s'appuie sur un crâne, tourné vers le spectateur et luisant sous l’effet de la lumière. Marie Madeleine médite sur la fragilité de la vie, évoquée par le crâne, symbole de la vanité des choses terrestres, telle la beauté ainsi que par la petite flamme éphémère et tremblante. Madeleine a renoncé au luxe, à la beauté, à la séduction. La jeune femme découvre que seules les choses célestes sont éternelles. 



Une flamme, une figure de profil, un crâne de face, deux gros livres. Tout ceci est intégré dans un cercle fermé. La composition est ainsi articulée dans l'espace autour de la lampe à huile qui brûle devant des livres: elle constitue le point focal du tableau et symbolise le caractère éphémère de la vie terrestre.



Saint Joseph charpentier




Cette toile est composée de deux personnages: Joseph et Jésus, le père et le fils.

Joseph est représenté en simple charpentier (ce qu'il était d'ailleurs) penché sur son travail, alors que le Christ l’éclaire d’une bougie, dont la grande flamme irradie le visage. 

Joseph est vêtu d'une chemise blanche à manches retroussées et d'un tablier de cuir brun. Son visage est très beau: le front haut, les yeux encerclés par de petites rides, le regard rivé sur la flamme, sa bouche cachée par sa barbe. Jésus est assis, vêtu d'une tunique améthyste, serrée par un cordon rouge vif. Son visage très en lumière est encadré de cheveux qui tombent sur ses épaules. Par terre dans une sorte de petit tableau, gisent des ustensiles et des morceaux de bois. Leur disposition en croix préfigure le sacrifice du Christ. La couleur qui domine est le brun.



Malgré l'intensité de la flamme, il n'y a que le visage et le buste de Jésus, le front et les bras de Joseph qui soient éclairés. Le reste est noyé dans la pénombre. Là aussi on distingue le fameux cercle de rotation autour de la flamme. Ce cercle est très net: partant du visage de Jésus, point culminant de l'intensité, il descend le long de son bras, de son genou, suit l'outil de Joseph, remonte son bras pour aboutir à son front, tache de lumière que l'on peut considérer comme mystique. Par ce procédé, Georges de La Tour marque la présence de la divinité, dans une scène issue de la vie quotidienne et traitée avec réalisme. L’effet qui en résulte est d’une force visuelle marquante. Enfin, le peintre donne la mesure de son talent par des détails surprenants comme la main de l’enfant traversée par la lumière de la bougie.



L'impression de compréhension mutuelle entre Saint Joseph et Jésus est augmentée par la communion des regards, avivée par le haut de la flamme.

Le contraste entre le physique du vieillard au regard plein d’inquiétude et celui de l’enfant, met en valeur sa pureté. Ce contraste est accentué par la forte réflexion de la lumière sur le visage du Christ qui semble à son tour éclairer la pièce. 




Liens - Il Sole 24 ore
Vita oscura di un pittore della luce
E Dio si fece largo tra le tenebre

mercoledì 6 marzo 2013

Molière, le génie du théâtre - vie et oeuvres

"LES PERSONNAGES DE MOLIÈRE SONT FONCIÈREMENT HUMAINS ET ON RENCONTRE ENCORE LES MÊMES DE NOS JOURS."

Michel Galabru, fan de Molière


Le roi danse - Extrait Molière




Le Misanthrope  - Résumé                                                  adapté de Wikipedia.fr


Affligé par la frivolité de la société, Alceste dénonce l'hypocrisie, la couardise et la compromission. Il prétend se comporter sans hypocrisie et revendique un idéal d’honnêteté et de transparence des coeurs. Il affirme son intransigeance face au pouvoir et à ses compromissions. Toutefois, son indignation et sa souffrance sont telles, que parfois il aurait envie de quitter le monde des hommes. Mais il est aussi très amoureux de la belle Célimène. Celle-ci, qui médit à loisir de ses semblables, est entourée de nombreux prétendants. Même si elle semble manifester une préférence pour Alceste, elle continue de donner espoir aux autres. Or Alceste prétend à un amour exclusif, qui changerait la dame. Ce couple pétri de contradictions ne résistera pas et cela ne permettra pas à Alceste de se réconcilier avec le monde. Dans cette pièce, Molière critique les mœurs de la cour et dénonce l'hypocrisie qui règne dans cette société du paraître où il faut se montrer sous son meilleur jour, être accepté par le plus de gens possible, briller aux premiers rangs et où les comportements frisent parfois le ridicule.



Alceste et Philinte sont amis: cependant Alceste refuse ce mot car il reproche à son ami Philinte de se livrer à la flatterie. Alceste refuse l’hypocrisie dans l’amitié et il s’en prend aux conventions du XVIIème siècle (l’hypocrisie est un jeu pour les courtisans, mais pas pour Alceste; pour lui, l’amitié touche à la sincérité). Alceste condamne les conventions de la société mondaine et refusant l’esprit de conciliation invoqué par Philinte, il déclare tous les hommes haïssables.



émission radio sur le Misanthrope (du début jusqu'à 8.00)
Pub du spectacle le Misanthrope
Le monologue - Gérard Philippe


Dans ce monologue, qui est une sorte de dénonciation morale de l'humanité, Alceste expose les fondements de sa haine pour le genre humain, principalement l'hypocrisie sociale. 

PHILINTE
Tous les pauvres mortels, sans nulle exception,
Seront enveloppés dans cette aversion ?
Encor, en est-il bien, dans le siècle où nous sommes...

ALCESTE
Non, elle est générale, et je hais tous les hommes :
Les uns, parce qu'ils sont méchants, et malfaisants ;
Et les autres, pour être aux méchants, complaisants,
Et n'avoir pas, pour eux, ces haines vigoureuses
Que doit donner le vice aux âmes vertueuses.
De cette complaisance, on voit l'injuste excès,
Pour le franc scélérat avec qui j'ai procès ;
Au travers de son masque, on voit à plein le traître,
Partout, il est connu pour tout ce qu'il peut être ;
Et ses roulements d'yeux, et son ton radouci,
N'imposent qu'à des gens qui ne sont point d'ici.
On sait que ce pied plat, digne qu'on le confonde,
Par de sales emplois, s'est poussé dans le monde :
Et, que, par eux, son sort, de splendeur revêtu,
Fait gronder le mérite, et rougir la vertu.
Quelques titres honteux qu'en tous lieux on lui donne,
Son misérable honneur ne voit, pour lui, personne :
Nommez-le fourbe, infâme, et scélérat maudit,
Tout le monde en convient, et nul n'y contredit.
Cependant, sa grimace est, partout, bienvenue,
On l'accueille, on lui rit ; partout, il s'insinue ;
Et s'il est, par la brigue, un rang à disputer,
Sur le plus honnête homme, on le voit l'emporter.
Têtebleu, ce me sont de mortelles blessures,
De voir qu'avec le vice on garde des mesures ;
Et, parfois, il me prend des mouvements soudains,
De fuir, dans un désert, l'approche des humains.

No, non c'è nessuno, odio gli uomini tutti:
Gli uni perché malvagi e capaci di cattive azioni;
E gli altri perché con i malvagi si mostrano compiacenti,
E non manifestano per essi quell'odio vigoroso
che il male deve sempre destare negli onesti.
Di questa compiacenza si vede l'ingiusto eccesso 
nei confronti di quello scellerato con cui io sono in causa.
Sotto la maschera si scorge l'imbroglione.
Uno che dovunque è conosciuto per ciò di cui sa essere capace.
E i suoi sguardi sdolcinati, quel suo tono mellifluo,
Convincono soltanto chi è nato in altri luoghi.
Si sa che quel cialtrone, che merita la gogna,
Si è fatto strada facendo affari sporchi,
E che adesso vive nel lusso da gran signore
facendo diventare di brace chi ha uno straccio d'onore
(Al merito fa torto e la virtù arrossire.)
Gli si danno ovunque titoli vergognosi,
E nessuno in lui vede una briciola d'onore;
Gli puoi dare del furbo, del ladro, dell'infame,
Tutti sono d'accordo, nessuno lo difende;
Eppure la sua smorfia è bene accolta dappertutto,
Lo si accoglie, riceve sorrisi, s'insinua in ogni dove,
E se c'è da brigare per avere qualcosa
Ti accorgi che ha la meglio su ogni galantuomo.
Accidenti! per me è davvero come ricevere una coltellata
Vedere che si fanno le moine all'infamia,
Ed è per questo che à volte mi viene una smania improvvisa
Di fuggire in un deserto ogni contatto umano.





L'AVARE - Résumé

L'action de "L'Avare" se passe à Paris, dans la maison d'Harpagon, un riche bourgeois veuf et père de deux enfants, Cléante et Elise. Harpagon est connu par son avarice au point que son valet dit de lui :"Donner est un mot pour qui il a tant d'aversion, qu'il ne dit jamais : Je vous donne mais je vous prête le bonjour". 

Elise est amoureuse de Valère, gentilhomme napolitain qui s'introduit chez Harpagon en qualité d'intendant. Cléante aime Mariane, une jeune fille pauvre. Mais leur père Harpagon a d'autres projets. Il a l'intention d'épouser Mariane, de marier Elise avec Anselme, un vieillard riche, et de donner pour femme à Cléante, une veuve de sa connaissance. Cléante et Mariane demandent à Frosine (femme d'intrigue) de les aider pour convaincre Harpagon à renoncer à son projet. Frosine veut faire rencontrer à l'avare une riche veuve. Harpagon apprend que son fils est amoureux de Mariane et lui a fait la cour. Ainsi, il déshérite son fils, le chasse et le maudit. 


Le valet dérobe la cassette d'Harpagon contenant dix mille écus d'or. Harpagon découvre le vol qui le rend fou. Il est assoiffé de vengeance. L'arrivée du seigneur Anselme, un aristocrate napolitain, clarifie la situation.  On découvre alors que le seigneur Anselme est le père de Valère et Mariane, laissés jadis pour mort à la suite d'un naufrage. Tout est bien ce qui finit bien: un double mariage va unir Valère à Elise et Cléante à Mariane. Harpagon retrouve sa cassette avec grand bonheur. Le seigneur Anselme prendra à sa charge les frais de la cérémonie et les besoins des deux ménages.

L'Avare - Monologue Harpagon - sous-titres
L'Avare - Monologue Harpagon - La Comédie française
L'Avare - Monologue Harpagon - Bertrand Tholance
L'Avare - Monologue Harpagon
Michel Bouquet parle de Molière - L'avare 00.39 - 01.20

Approfondissements

Tartuffe enfin démasqué
Le malade imaginaire - La Comédie française, 2001
Le malade imaginaire - La Comédie française, 2001 - 2

Il Misantropo (regia Massimo Castri)
Il Misantropo (Italiano, Mariano Rigillo)
Reportage sur Molière (!4.20 - 21.00)

martedì 22 gennaio 2013

Le subjonctif (présent) - Construction, usage et exercices



1. Le subjonctif s'emploie avec des verbes qui expriment
VOLONTÉ
DÉSIR
SOUHAIT
j’aimerais que… 
je souhaite que… 
1. Je voudrais qu'il m'écrive  
2. Elle souhaite qu'on puisse arriver à un accord 
3. Je désire que tu sois heureuse 
4. J'aime bien que vous soyez venus me visiter 
5. J'exige qu'on s'occupe de moi
NÉCESSITÉ  OBLIGATION
il faut que
Il fallait que
il faudra que
il est nécessaire que
1. lI faut que tu ailles chez elle tout de suite 
2. Il faudra que nous trouvions une solution 
3. Il faudrait que tout le monde choisisse ... 
4. Il a fallu qu'elle vienne personnellement
ÉMOTION
SENTIMENT APPRÉCIATION

je regrette que
il est surprenant que
je crains que
1. Je regrette qu'ils ne soient pas venus  
2. Il est dommage qu'il dise tout ça  
3. Il est bizarre qu'il ne soit pas venu   
4. Je suis heureuse qu'il soit avec nous  
5. Je suis content qu'elle ait trouvé un bon poste.
6. Nous sommes heureux que vous ayez réussi 
POSSIBILITÉ
IMPOSSIBILITÉ PROBABILITÉ
INCERTITUDE
il est (peu) probable que/qu'
je ne suis pas sûr que/qu'
il n'est pas certain que/qu'
1. Il est peu probable qu'ils vendent à ce prix-là   
2. Il est possible qu'ils viennent nous visiter   
3. Je ne suis pas sûr qu'il puisse venir  
4. Il n'est pas certain qu'elles soient arrivés hier.

2. Le subjonctif s'emploie aussi dans des phrases subordonnées, après certaines locutions qui expriment
MANIÈRE 
sans que
Ils l'ont fait sans que leurs amis en soient conscients
TEMPS 
avant que
jusqu'à ce que
en attendant que
1. Je vais insister jusqu'à ce que tu dises la vérité  
2. Il faut le faire avant qu'il ne soit trop tard
CONDITION 
à condition que
pourvu que
à moins que
1. Nous le ferons à condition qu'ils payent  
2. Nous ne dirons rien à personne pourvu qu'ils partent immédiatement  
3. Je suis prêt à le faire à condition qu'ils me le demandent
BUT 
pour que
afin que

1. J'ai beaucoup insisté pour qu'il se rende compte de son erreur  
2. Nous allons lui proposer un choix afin qu'il décide ce qui lui convient  
OPPOSITION CONCESSION
bien que
quoi que
encore que
1. Bien qu'il soit trop tard, je vais l'appeler  
2. Quoi qu'elle dise, je vais essayer encore une fois
CAUSE 
de peur que
Elles font très attention au budget, de peur qu'on ne  refuse leur projet dès le début
HYPOTHÈSE 
en admettant que
en supposant que
Le contrat sera signé demain en supposant qu'ils se mettent enfin d'accord